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IFC enregistre une année record en terme de champs et de volume d’interventions au service du développement de l’Afrique

Les activités de l'exercice budgétaire 2011 ont bénéficié à des millions de consommateurs, des milliers d'entrepreneurs, d'étudiants et d'agriculteurs
Pour la seconde année consécutive
les investissements réalisés au cours de cet exercice passent la barre des deux milliards de dollars
Dakar, Sénégal, 16 août 2011 – IFC a publié aujourd’hui ses résultats qui récapitulent ses activités et leur impact sur le développement en Afrique subsaharienne pour l'exercice budgétaire clos au 30 juin 2011, illustrant l’ampleur de ses interventions dans la région, le niveau record d’investissements, de services de conseil et d’activités de mobilisation. En terme d’ impact dans la région, les interventions de l’IFC réalisés au cours de l’année calendaire passée ont favorisé :
·        l ’accès à l’électricité à 6,6 millions de consommateurs
·        l’accès à une connexion téléphonique à 59 millions d’abonnés
·        l ’accès à l’éducation pour environ 500 000 étudiants
·        l’accès au financement pour 241000 micro, petites et moyennes entreprises, et pour plus de 261000 agriculteurs
·        plus de 217 000 emplois.
Pour la seconde année consécutive les investissements réalisés en Afrique passent la barre des deux milliards de dollars.  Les 2,2 milliards de dollars investi par l’IFC cette exercice couvrent 31 pays bénéficiaires. Notons également quatre-vingt-sept des 95 nouveaux projets d’investissements de l’IFC ont porté sur les pays à faibles revenus, où l'impact sur le développement économique est particulièrement prononcé. IFC a également mobilisé un montant de 589 millions de dollars supplémentaires auprès d’autres investisseurs.
Jusqu'à juin 2011, les services-conseil de l’IFC en Afrique ont porté sur 133 projets, d’une valeur de 189 millions de dollars dans 31 pays. Notons également que sur ce total, 121 projets ont été réalisés dans les pays ayant les revenus les plus faibles de la région.  IFC a développé des initiatives visant à soutenir la croissance et le développement du secteur privé dans les pays affectés par des conflits, en particulier le Sud Soudan et le Liberia.
“L’IFC a fait des progrès considérables dans son appui au développement de l’Afrique Subsaharienne l’an dernier.  Nos investissements en Afrique de l’Ouest et du Centre et dans d’autres parties du continent sont en hausse, des étapes importantes en matière de réforme de l’environnement des affaires ont été franchies en Afrique francophone, nous avons clôturé des projets innovants dans des secteurs prioritaires et nous avons un portefeuille important de projets d’investissement et de services-conseil qui contribue à créer des opportunités là où elles font le plus défaut”  a affirmé Yolande Duhem, Directrice pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Afrique de l’Ouest et Centrale
En Afrique de l’Ouest et Centrale, les nouveaux investissements de l’IFC se sont élevés à 1,34 milliards de dollars, une augmentation de 8,5 pour cent par rapport à l'année précédente.
L’IFC a soutenu l’implication du secteur privé dans le développement de projets d’infrastructure novateurs, tels que l’autoroute à péage de Dakar, montée sous forme de concession, constituant la première expérience en la matière du continent en dehors de l’Afrique du Sud.  
L’IFC a également favorisé l’expansion des services de télécommunication de Vodafone au Ghana.  Au Sénégal, l’IFC a appuyé deux institutions de microfinance, en souscrivant au capital de St. Louis Finances et en octroyant un prêt en CFA à Microcred Sénégal, et a lancé le second projet d’électrification rurale , « Comasel Louga ».  Parmi les interventions de l’IFC dans les secteurs agroalimentaire et manufacturier, le projet Food Concepts au Nigeria peut être cité en exemple. Suite à la normalisation des activités en Côte d’Ivoire, l’IFC à immédiatement accordé son un concours financier à la banque de microfinance Advans CdI.
Au titre de ces prestations de services- conseil et d’assistance technique, l’IFC a contribué à l’amélioration des lois sur le crédit-bail dans la région (Liberia et Sierra Leone); soutenu le développement d’un projet de téléphonie rurale au Tchad ; et développé ses activités de services-conseil sur l’amélioration du climat des affaires au sein de la région ( Mali, Burkina Faso et République centrafricaine).
L’IFC a apporté un appui considérable au processus de réforme du droit régional des affaires initié au sein de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).  L’assistance technique fournie à l’OHADA, à travers son Secrétariat Permanent, et en partenariat avec la France et ICF (Investment Climate Facility for Africa) a abouti en décembre 2010 à l’adoption par le Conseil des Ministres de l’OHADA de deux lois (appelées Actes Uniformes) portant sur le Droit des Sûretés et le Droit Commercial Général, qui remplacent les lois précédentes et introduisent de profondes améliorations et innovations parmi lesquelles: l’introduction de nouveaux types de sûretés (sur les biens futurs et les comptes-titres); l’exécution extrajudiciaire des sûretés relatives à certains types de biens; la création d’un registre national centralisé; ainsi que l’introduction d’un nouveau statut de l’entreprenant. Ces innovations ont été accueillies très favorablement par le secteur privé et devraient permettre un accès facilité au crédit et, à terme, un développement du secteur privé formel dans la région.
Parallèlement l’IFC s’est activement impliquée dans les services-conseil pour le développement de projets en partenariat public-privé, dans les secteurs sociaux, plus particulièrement celui de la santé avec le projet de l’hôpital régional au Bénin, répliquant ainsi l’expérience du Lesotho.  L’IFC à également renforcé son programme de partenariat avec les bailleurs au Libéria.
Le secteur financier, particulièrement celui bancaire, a bénéficié d’un soutien intégré de l’IFC en terme d’engagement financiers et de prestations de services-conseil ciblés.  C’est dans ce contexte que l’IFC s’est démarquée au Nigeria en apportant son appui à des banques importantes de la place afin de leur permettre une reprise saine de leur activités après la crise bancaire et financière.  Les activités de financement du commerce de l’IFC ont également profité à plusieurs établissements bancaires localisés dans la région à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République centrafricaine, au Tchad, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, au Nigeria, Sao Tome et Principe et Togo.
Afrique de l’Est et australe
Cette année marque le volume d’investissement le plus haut en Afrique de l’est pour l’IFC.  L’organisation a engagé en 29 projets dans tous les 5 pays de la région, avec un  total d’investissements de 327 milliards de dollars.
L’IFC a, par le biais de ses activités de services-conseil, développé des programmes axés sur l’amélioration du climat des affaires et le développement d’un secteur privé durable pour soutenir le processus de transition du Sud Soudan vers un nouvel Etat. Dans le cadre de ses prestations de services - conseil, au Rwanda, l’IFC a également contribué à l’essor d’une nouvelle industrie du crédit-bail et à une amélioration sans précédent du climat des affaires. Pour beaucoup d’agriculteurs dans les pays en développement, l’accès au crédit est une contrainte majeure.  En Ethiopie, IFC a mis en place un partenariat avec Ethiopia Commodity Exchange (“ECX”) et quelques banques commerciales en vue de développer un programme d’Avis à Tiers-Détenteur en faveur des producteurs de café.
L’IFC a soutenu le développement de flux d’investissements Sud-Sud au niveau des infrastructures avec, en autres, le projet Magerwa au Rwanda, une compagnie de logistique dont l’activité est centrée sur le commerce et qui est en partenariat avec une société de Singapour.  Le financement en monnaie locale , fortement prisé dans la région, a pu se matérialiser au Rwanda ; l’IFC y a entrepris des « swaps » avec le concours de la Banque centrale. L’IFC a accordé un financement à Leo Burundi, afin de lui permettre d’étendre son réseau de téléphonie mobile afin d’améliorer le taux d’accès aux services de télécommunication encore très faible au Burundi.. Dans le cadre l’appui aux projets ayant un impact sur le changement climatique, l’IFC a soutenu la société sud-africaine « Karsten Farms » à améliorer sa production d’énergie.
L’IFC a continué à jouer un rôle de premier plan dans le développement du secteur financier de la région avec, en autres, ses interventions auprès du secteur bancaire en Angola, au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Kenya, à Madagascar, au Malawi, au Mozambique, au Rwanda, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Ouganda, Afrique du Sud et en Zambie.  L’IFC a apporté un concours financier à la « Mercantile Bank » en Afrique du Sud et à la « Commercial Bank » au Kenya, dont les filiales sont réparties en Ouganda, au Rwanda, au Soudan et en Tanzanie.  Il est utile de noter que KCB au Sud Soudan, détient un réseau de 20 agences, et reste actuellement la plus grande banque.
À propos de l’IFC
L’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement au service du secteur privé dans les pays en développement. Elle stimule, dans ces pays, une croissance durable par le biais de ces investissements et de ces activités de conseil aux entreprises et aux gouvernements, et en mobilisant des capitaux sur les marchés financiers internationaux.  Au cours de l’exercice budgétaire 2011, marqué une période d'incertitude économique mondiale, l’IFC a permis à ses clients de créer des emplois, d’améliorer leur performance environnementale, et d’ investir dans leur collectivités locales.  Sur la même période, les nouveaux investissements ont atteint   $12,2 milliards pour compte propre et $6,5 milliards mobilisés. Pour plus d’informations, consulter le site www.ifc.org .