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L’IFC enregistre des volumes d’investissement record en Afrique au cours de l’exercice budgétaire 2009, maximisant son impact dans les régions les plus pauvres

  • Johannesburg, Afrique du Sud, le 19 août 2009 – L’IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd'hui avoir engagé 1,82 milliards de dollars en nouveaux investissements dans 30 pays d'Afrique au cours de l'exercice budgétaire qui s'est achevé en juin, le volume le plus important jamais enregistré depuis sa création en 1956, et ceci du fait de l’augmentation rapide de ses activités en vue d'atténuer l'impact de la crise financière mondiale sur les régions les plus pauvres d'Afrique.
  • Les investissements de l’IFC se sont accrus de 32 pour cent par rapport aux engagements financiers de 1,38 milliards de dollars enregistrés une année plus tôt. L’IFC a également fourni pour 26,1 millions de dollars de services de conseil, le montant associé à ces mêmes services il y a un an se chiffrant à 18,6 millions de dollars, ceci s'expliquant par le développement de ses activités en vue d'avoir un impact plus important dans les pays affectés par des conflits et dans lesquels le développement du secteur privé n'en est qu'à ses prémices.
  • « L’IFC augmente ses activités là où elles sont le plus nécessaires, développant des fondations solides pour une croissance économique durable et augmentant les opportunités pour populations d’améliorer leurs conditions de vie», a affirmé Jean Philippe Prosper, Directeur de l’IFC pour l’Afrique de l’Est et australe. « l’IFC a intensifié ses services financiers et de conseil à la suite du bouleversement des marchés financiers mondiaux en vue de soutenir le commerce en Afrique et les flux d'investissement vers l'Afrique et d’atténuer l'impact du ralentissement économique mondial sur les populations les plus vulnérables d'Afrique ».
  • L’IFC a annoncé en mai dernier qu’elle s’est associée à d’autres institutions financières internationales afin de mobiliser au moins 15 milliards de dollars au cours des deux à trois prochaines années en vue d’atténuer l’impact de la crise financière mondiale sur l’Afrique. L’IFC contribuera à hauteur d’au moins un milliard de dollars pour promouvoir le commerce, renforcer l'assise financière des banques et promouvoir les microcrédits dans la microfinance, et augmenter les crédits proposés aux projets d'infrastructures et autres secteurs réels de l'économie confrontés à un manque de liquidités disponibles.
  • L’IFC continue à étendre sa présence régionale en Afrique dans les pays dans lesquels l’institution était traditionnellement moins active. L’IFC a engagé l’année dernière son premier investissement à Sao Tomé et Principe, qui compte au nombre des Etats membres d'IFC depuis octobre 2008, et a ouvert de nouveaux bureaux en République centrafricaine et en Ethiopie.
  • La stratégie de l’IFC en Afrique se fonde sur trois composantes essentielles : l’amélioration du climat d’investissement, le développement du soutien aux petites et moyennes entreprises et le développement de nouveaux projets en soutien aux investissements. L’IFC se concentre également sur le développement des infrastructures, des services de santé et de l'agro-alimentaire, la réforme du climat d'investissement et la promotion du redressement des pays affectés par des conflits.
  • L'année dernière, L’IFC a engagé des investissements dans les pays d'Afrique suivants : l'Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, la Gambie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, Sao Tomé et Principe, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, le Togo, l'Ouganda et la Zambie.
  • A propos de l’IFC
  • L’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, a pour vision de créer des opportunités pour permettre aux populations d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie. Nous favorisons une croissance économique durable dans les pays en développement à travers le soutien au développement du secteur privé, la mobilisation des capitaux privés, des services de conseil et des mécanismes d'atténuation de risques aux entreprises et aux gouvernements. Nos investissements pour l'année fiscale 2009 ont atteint un montant total de 15 milliards de dollars, soutenant le transfert de capital vers les pays en développement lors de la crise financière. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.ifc.org .
  • Transactions majeures au cours de l’exercice budgétaire 2009:
  • L’IFC a investi 18 millions de dollars pour aider Green Resources à planter 8 000 hectares de nouvelles forêts en Tanzanie, à mettre en œuvre des normes environnementales et sociales internationales, et à augmenter la productivité et l’efficacité énergétique. Green Resources générera des crédits de carbone à partir de ses exploitations, que la compagnie vendra directement aux acheteurs des pays développés.
  • En partenariat avec la Banque africaine de développement, la Fondation Bill & Melinda Gates et DEG (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft mbH) , l’institution allemande de financement du développement, l’IFC a créé un nouveau fonds privé qui investira dans le secteur de la santé en Afrique. Le fonds a atteint une première clôture de 57 millions de dollars pour investir dans des petites et moyennes entreprises telles que des centres de consultation médicale et des centres de diagnostic afin d'aider les populations africaines à faibles revenus à accéder à des services de santé abordables et de grande qualité. L’objectif est de rassembler entre 100 et 120 millions de dollars d'engagements financiers.
  • Pour renforcer le secteur bancaire de l'Afrique et augmenter le crédit aux petites et moyennes entreprises qui éprouvent des difficultés à y accéder, l’IFC a proposé un financement composite de plus de 200 millions de dollars à Ecobank Transnational Inc. , une banque panafricaine disposant d’un réseau de plus de 500 agences réparties sur 27 pays. Le financement viendra en appui au développement de la banque, fera la promotion du crédit aux micros et petites entreprises, et facilitera les flux commerciaux dans la région en garantissant les transactions commerciales sous-jacentes des filiales d’Ecobank au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Sénégal et au Togo.
  • L’IFC a fourni un mécanisme de garantie de 30 millions de dollars à Stanbic Bank Ghana pour l'aider à augmenter ses crédits aux entreprises achetant du cacao aux petits exploitants agricoles au Ghana. La transaction illustre la manière dont le programme agro-alimentaire de l’IFC en Afrique affecte les petits exploitants agricoles par le biais des intermédiaires financiers locaux.
  • L’IFC a pour la première fois investi à Sao Tomé et Principe en fournissant une ligne de crédits dédiée aux échanges commerciaux d'un million de dollars à Banco Internacional de Sao Tomé et Principe . La banque a utilisé 0,68 million de dollars de cette ligne au cours du dernier exercice budgétaire.
  • L’IFC a investi dans un projet de développement pétrolier et gazier off-shore qui permettra de diversifier l’économie du Ghana, de répondre à la demande domestique en énergie, et de générer les revenus pour soutenir la croissance économique et le développement du pays. L’IFC fournira un prêt de 100 millions de dollars à Kosmos Energy , l’un des partenaires clés dans le développement de la zone du Jubilé du Ghana, situé à 60 kilomètres au large de la côte du Ghana. Le prêt de l’IFC fait partie d’un ensemble de dettes de 750 millions pour l’entreprise basée aux Etats-Unis Kosmos que l’IFC a aidé à mobiliser des fonds principalement auprès des banques commerciales. L’IFC a également signé un accord de prêt de 115 millions de dollars avec la compagnie britannique Tullow , autre partenaire clé du Jubilé, portant la contribution de l’IFC à ce projet à 215 millions de dollars. Kosmos et Tullow sont des compagnies d’exploration pétrolière et gazière indépendantes.
  • En Ouganda, l’IFC a signé sa première facilité de partage des risques incluant des petites et moyennes entreprises dans le secteur des télécommunications. Ce projet permettra aux distributeurs des produits et services Zain d’accéder à des financements à moyens termes à travers Stanbic Bank Uganda. Cette initiative est combinée avec un programme de renforcement des capacités pour les vendeurs du réseau Zain afin d’améliorer leurs méthodes de gestion et de réduire les risques de leur profil. L’IFC anticipe le développement d’autres projets similaires dans d’autres régions d’Afrique.
  • L’IFC a investi dans Faulu Kenya pour assister l’institution de microfinance à élargir l’éventail de ses produits et services pour atteindre plus de kenyans, à établir un secteur financier plus intégré et à contribuer au développement d’un secteur privé performant. En mai 2009, Faulu est devenu la première institution de microfinance au Kenya à recevoir de la Banque centrale du Kenya l’autorisation d’accepter des dépôts de fonds. L’IFC fournira une garantie partielle de crédit de 80 pourcent du prêt d’un montant de 450 millions de shillings Kenyan de Standard Chartered Bank à Faulu. L’IFC fournira également des services de conseil pour favoriser la transformation de Faulu en une institution de dépôt.
  • L’IFC a financé 100 millions de dollars sur un total de 400 millions pour soutenir le programme de prêt de Standard Bank liés au commerce in Afrique. La transaction faisait partie du Programme de liquidité pour le commerce international qui devrait soutenir jusqu’à 50 milliards de dollars de transactions commerciales dans les marchés émergents et avoir un impact considérable en Afrique où un soutien à un accès continu au financement est l’une des priorités de l’IFC.
  • L’IFC a investi 7 millions de dollars pour assister Dac Aviation à faciliter le transport des biens dédiés à l’assistance humanitaires à travers l’Afrique. Ce financement permettra à Dac d’acquérir de nouveaux avions et d’améliorer les standards de maintenance de ses opérations au service des organisations d’aide et d’assistance actives actuellement en République démocratique du Congo et au Soudan.