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L’Afrique de l’Est pourrait égaler le Japon dans la facilité à faire des affaires, selon un rapport IFC/Banque mondiale

Arusha, Tanzanie, 17 août 2011 - IFC et la Banque mondiale ont publié aujourd’hui un rapport affirmant que si les meilleures règlementations et procédures est-africaines étaient mises en œuvre à tous les niveaux, l’environnement réglementaire des entreprises en Afrique de l’Est, tel que mesuré par le rapport, serait comparable à celui du Japon.
Le rapport, Doing Business in the East African Community 2011 , se fonde sur des données de l’étude mondiale annuelle Doing Business et se penche de manière détaillée sur les réglementations des entreprises au Burundi, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda. Le rapport soutient que l’Afrique de l’Est pourrait bénéficier du partage des bonnes pratiques en matière de réglementation des entreprises telles que mesurées par Doing Business.
Au cours des cinq dernières années, toutes les économies de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) ont accru la facilité de faire des affaires. Ces économies sont classées en moyenne 117 e sur 183 économies dans le rapport Doing Business 2011 . Le Kenya dispose de certaines des réglementations les plus favorables aux entreprises quant à l’obtention de permis de construire.  Les tribunaux ougandais résolvent les cas d’insolvabilité de manière relativement efficace. Le Rwanda fait partie des économies dans lesquelles la création d’une entreprise est la plus rapide.
« Si chaque économie d’Afrique de l’Est adoptait la meilleure pratique de la région dans chacun des indicateurs de Doing Business, l’Afrique de l’Est serait classée 18 è , rapprochant la Communauté des économies les plus performantes du monde » a déclaré Sabine Hertveldt, senior spécialiste du développement du secteur privé à la Banque mondiale et co-auteure du rapport.
La Communauté de l’Afrique de l’Est est l’organisation intergouvernementale régionale des économies étudiées dans ce rapport. Au cours des dernières années, les économies de la CAE ont travaillé à harmoniser la législation de l’Union douanière de la CAE et les protocoles du marché commun tout en établissant des réseaux entre pairs tels que le Network of Reformers (Réseau des réformateurs), basé sur des modèles similaires dans l’Organisation de coopération et de développement économiques et l’Union européenne. En juillet 2010, les pays membres de la CAE ont officiellement conclu la création d’un marché commun.
“Nous sommes pleinement investis dans notre rôle d’instauration d’un environnement propice à accroitre l’activité du secteur privé, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. Nous pouvons y parvenir en simplifiant les réglementations qui affectent les entreprises et en s’assurant que l’environnement commercial garantisse la confiance des investisseurs,” a déclaré  Enos Bukuku, Secrétaire Général Adjoint de la CAE dans un discours prononcé au nom du Secrétaire Général de la CAE.
« Bien que le marché commun ait offert plusieurs opportunités aux entreprises de la région, il nécessite toujours un climat d’investissement correctement adapté afin de catalyser des échanges commerciaux et des investissements supplémentaires. Le rapport Doing Business sur la CAE sert de plateforme pour que le secteur privé et le gouvernement travaillent ensemble afin de pouvoir faire des affaires plus facilement  dans la communauté » a affirmé Agatha Nderitu, directrice générale, Conseil commercial de l’Afrique de l’Est.
Doing Business in the East African Community 2011 a été préparé dans le cadre du Programme pour le climat d’investissement de la CAE soutenu par le groupe de la Banque mondiale et PRO€INVEST, un programme de partenariat développé et mis en œuvre par la Commission européenne au nom du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Entre juin 2009 et mai 2010, tel qu’enregistré par Doing Business 2011 , les économies d’Afrique de l’Est ont mis en œuvre huit réformes facilitant les affaires. Cela a porté le total de la région depuis 2004 à 54. Sur les huit réformes, trois ont été entreprises au Rwanda, deux au Kenya, deux en Ouganda et une au Burundi. Pour de plus amples information sur ce rapport et sur la série des rapports Doing Business, veuillez consulter le site : www.doingbusiness.org .
À propos du groupe de la Banque mondiale
Le groupe de la Banque mondiale est l’une des sources les plus importantes de financement et de connaissances pour les pays en voie de développement. Elle comprend cinq institutions étroitement liées : La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), qui ensemble forment la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC), l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).  Chaque institution joue un rôle dans la mission commune de lutte contre la pauvreté et d'amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans le monde en voie de développement. Pour de plus amples informations, veuillez consulter les sites : www.worldbank.org , www.miga.org , et www.ifc.org