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Un rapport d’IFC et de la Banque mondiale appelle à un partenariat entre gouvernement et secteur privé afin de développer les services de santé en Afrique

Nairobi, Kenya, le 6 juin 2011 – Un nouveau rapport d’IFC-Banque mondiale publié aujourd’hui constate que si les gouvernements s’engageaient activement avec le secteur privé dans le domaine de la santé, la réalisation des objectifs sanitaires en Afrique subsaharienne pourrait être accélérée.  En s’appuyant sur la « force de l’union », entre les secteurs public et privé, il est possible de développer les services de santé et d’alléger le poids financier pesant sur les gouvernements.
Ce rapport innovant, intitulé Healthy Partnerships: How Governments Can Engage the Private Sector to Improve Health in Africa , se base sur une collecte de données approfondie dans 45 pays du continent africain afin de décrire la relation actuelle, ou l’absence de relation, entre les secteurs sanitaires public et privé. Il s’agit du premier rapport étudiant systématiquement la relation entre les secteurs sanitaires public et privé en Afrique et fournissant des informations destinées aux deux parties sur les améliorations qui pourraient être effectuées et la manière d’y parvenir.
Le rapport a constaté que s'il existait de nombreuses politiques en théorie, en réalité, elles ne sont pas mise en œuvre. Trente neuf des 45 pays étudiés disposent d’une politique relative au secteur sanitaire privé, mais seulement douze d’entre eux la mettent en œuvre. Alors que les 45 pays disposent de plans d’inspection des structures privés, cinq seulement effectuent réellement ces inspections.
 « La seule façon de nous attaquer aux défis majeurs en matière de soins de santé sur le continent est de travailler efficacement avec le secteur privé en tant que partenaires égaux, vers un objectif commun. Le secteur privé peut non seulement fournir les ressources supplémentaires nécessaires aux investissements, mais aussi les capacités de gestion requises et les innovations cruciales en matière de fourniture de services et biens de santé » a déclaré Raila Odinga, Premier ministre de la République du Kenya.
« Dans de nombreuses régions d’Afrique rurale et dans des bidonvilles urbains, les acteurs privés sont les uniques prestataires de soins de santé. Il dépend des gouvernements de s’engager efficacement avec le secteur privé et de fournir une direction à la collaboration » a affirmé Eyitayo Lambo, ancien ministre de la Santé nigérian.
« Étant donné le manque de ressources en Afrique, il est crucial que nous nous appuyons sur « la force de l’union »  - entre le public et privé – afin d’apporter des solutions efficaces aux défis sanitaire majeurs » a affirmé Jean Philippe Prosper, directeur d’IFC pour l’Afrique de l’Est et australe.  « IFC et le groupe de la Banque mondiale sont prêts à travailler avec des pays africains à catalyser une relation efficace entre le privé et le public et à soutenir les réformes politiques et règlementaires requises qui pourront améliorer de manière substantielle l'accès à des services de santé de qualité pour tous les Africains ».  
Healthy Partnerships est la suite du rapport Investir dans la santé en Afrique d’IFC-Banque mondiale de 2007 qui avait constaté que le secteur privé fournissait la moitié environ des produits et services de santé d’Afrique et avait appelé à un partenariat étroit entre les secteurs public et privé, notamment à des améliorations de la surveillance règlementaire. Pour de plus amples informations sur les activités d’IFC-Banque mondiale dans le domaine de la santé, veuillez consulter le site suivant :   www.wbginvestmentclimate.org/health/
À propos du groupe de la Banque mondiale
Le groupe de la Banque mondiale est l’une des sources les plus importantes de financement et de connaissances pour les pays en voie de développement. Elle comprend cinq institutions étroitement liées : La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), qui ensemble forment la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC), l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).  Chaque institution joue un rôle dans la mission commune de lutte contre la pauvreté et d'amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans le monde en voie de développement. Pour de plus amples informations, veuillez consulter les sites suivants : www.worldbank.org , www.miga.org , et www.ifc.org .