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Les résultats d'IFC indiquent un impact important en termes de développement et des investissements record en Afrique subsaharienne pour l'exercice 2012 Les investissements atteignent les quatre milliards d'USD en ASS ; les activités soutiennent les infrastructures, les agriculteurs et les entrepreneurs

Dakar, Sénégal, 28 août 2012 -         IFC, un membre du Groupe de la Banque Mondiale, a annoncé aujourd'hui des résultats indiquant un impact important en termes de développement en Afrique subsaharienne pour l'exercice 2012, à la fois quant à ses projets de services-conseil et à ses investissements, qui ont atteint la somme record de quatre milliards d'USD. IFC a soutenu des projets d'infrastructure, de santé, d'éducation et d'agroalimentaire dans la région, et renforcé les petites entreprises et les marchés des capitaux africains.
Les clients des investissements d'IFC ont bénéficié de la somme de 1,2 milliards d'USD mobilisés auprès d'autres investisseurs, et devraient produire de l'électricité pour 1,54 millions nouveaux clients, soutenir 23 000 agriculteurs et améliorer les services de santé pour 50 000 patients. Les services-conseil d'IFC ont aidé à créer 25 500 emplois et travaillé avec des institutions financières partenaires à l’octroi de prêts d'une valeur de plus de un milliard d'USD aux entrepreneurs africains au cours de l'année calendaire 2011.
Les services-conseil d'IFC ont été actifs dans 35 pays, dans le cadre de 123 projets, d'une valeur de 204 millions d'USD. Les projets couvraient toute une gamme d'activités, telles que l'augmentation des financements en faveur des agriculteurs et des entrepreneurs, l'amélioration des services de santé et d'éducation, la recherche de solutions d'énergies renouvelables, le développement de partenariats publics-privés dans le domaine des infrastructures et le soutien aux réformes du climat d'investissement. Des partenaires au développement privés et publics ont fourni 57,8 millions d'USD de fonds supplémentaires en soutien à ces programmes.  
« En dépit d'une économie mondiale faible, l'Afrique subsaharienne connaît une croissance économique robuste. IFC est fière de contribuer à cette croissance. Nous avons intensifié notre appui aux entrepreneurs et grandes compagnies d'Afrique, et aidé les gouvernements à améliorer l'environnement des affaires. Nos investissements et notre travail de conseil ont permis d'améliorer les infrastructures et d'augmenter le financement aux petites entreprises. IFC reste positive quant à l'avenir de l'Afrique », a pour sa part affirmé Yolande Duhem, directrice d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.
L'axe stratégique d'IFC en Afrique subsaharienne reste l'appui aux secteurs clés, notamment l'agriculture, les infrastructures, l'industrie manufacturière, la santé et l'éducation et le développement de l'accès aux financements par le biais d'institutions financières partenaires.
Le financement d'IFC en faveur des projets liés aux infrastructures et aux ressources naturelles en Afrique a pour la première fois dépassé la barre du milliard d'USD au cours de l'exercice dernier, avec des investissements dans la centrale électrique de Kribi du Cameroun, dans la compagnie Kenya Airways et la mine de Simandou en Guinée ; onze nouveaux mandats de partenariats publics-privés ont été signés afin d'améliorer l'accès aux services de santé, à l'électricité, aux télécommunications et aux ports.    
Les évènements marquants à l'échelle de l'Afrique pour l'exercice 2012
·        La MasterCard Foundationet IFC ont inauguré un partenariat visant à améliorer l'accès aux services financiers d'un nombre de personnes estimé à 5,3 millions en Afrique subsaharienne.  Le partenariat d’une valeur de 37,4 millions d'USD aidera des banques de la microfinance à se développer plus rapidement et à élaborer de nouveaux produits, tout en s’implantant dans de nouvelles zones difficiles d’accès. Le projet aidera aussi les prestataires à fournir aux clients à faible revenu des services financiers mobiles plus abordables.
·        IFC et les Services de conseil en climat d'investissement de la Banque Mondiale ont travaillé avec des gouvernements à promulguer 143 lois et règlementations, qui ont permis au secteur privé d'économiser 298 millions d'USD. São Tomé et Príncipe, le Cap Vert, la Sierra Leone, et le  Burundi ont été classés parmi les meilleurs réformateurs au monde selon le rapport Doing Business 2012.
·        La branche d'activité Partenariat public-privé dans le domaine des infrastructures d'IFC a connu une année décisive, en signant des accords avec des gouvernements africains mandatant la société de structurer des transactions pouvant attirer des sponsors et des investissements du secteur privé. Les mandats et autres activités se concentraient en particulier sur des pays en sortir de conflit, tels que le Sud-Soudan, en soutenant leurs efforts visant à regénérer les infrastructures et développer des secteurs privés robustes. Les secteurs clés étaient notamment la santé, le tourisme et les énergies renouvelables, fournissant un indicateur solide à la fois du niveau et de l'éventail de l'intérêt des gouvernements à créer davantage d'opportunités d'investissement.
·        L'Initiative en faveur des États touchés par les conflits en Afrique (CASA)d'IFC a fourni des conseils à huit pays d’Afrique subsaharienne au cours de l'exercice 2012, notamment à certains des pays les moins développés de la région, afin de les aider à reconstruire leurs secteurs privés et à générer une croissance économique. L'initiative CASA a aidé le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Liberia, la Sierra Leone et le Sud-Soudan à améliorer leur climat des affaires, permettant ainsi d'attirer des investissements et de soutenir la croissance des petites entreprises. L'initiative CASA a presque doublé ses dépenses dans les programmes dans des pays touchés par des conflits, passant de 5,4 millions d'USD à l'exercice 2011 à neuf millions d'USD à l'exercice 2012. L'initiative CASA est soutenue par des pays donateurs, tels que l'Irlande, les Pays-Bas et la Norvège. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site : www.ifc.org/casa
·        Le Programme pour les micro-, petites et moyennes entreprises (AMSME) d'IFC appuie des prêts accrus en faveur des petites et moyennes entreprises, en travaillant avec des institutions financières partenaires. Au cours de l'exercice 2012, le programme a travaillé dans 16 pays en Afrique avec 21 banques, dont la Bank of Africa, Ecobank et Banc ABC, qui ont octroyé plus d’un milliard d'USD de prêts à leurs PME clientes.
·        Le programme Credit Bureaud'IFC vise à faciliter l'accès aux financements des particuliers et des petites entreprises en développant le partage des informations de crédit et les systèmes de compte-rendu en Afrique. Pour ce faire, nous travaillons en étroite collaboration avec des banques centrales, des banques publiques et privées, d'autres prêteurs et fournisseurs de crédits et des consommateurs.  Au cours de l'exercice 2012, le programme a travaillé à développer des agences d’évaluation du crédit au Liberia, en Sierra Leone, au Burundi et au Ghana. En Ethiopie, IFC a fourni des conseils au registre des crédits de la Banque Nationale, qui est entré en service en août 2011.
·        Le programme pour la Construction institutionnelle de marchés de titres efficaces (ESMID) en Afrique, un programme conjoint d'IFC, de la Banque Mondiale et de l'Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA), contribue à la construction de marchés de titres afin de financer des projets d'infrastructures, de logements, de microfinance et autres. Le programme ESMID travaille au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, où il aide à simplifier les procédures relatives à l'émission et à l'échange d'obligations, forme les acteurs du marché et régionalise les marchés de titres. Au cours de l'exercice 2012, le programme ESMID a fait passer un certain nombre de réformes de la règlementation en Afrique afin de développer des marchés obligataires locaux. Les temps forts ont notamment été le cadre d'émission des obligations de l'ESMID, qui a reçu l'approbation nationale au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie. L'ESMID a également contribué à faire passer une loi visant à autoriser des négociations d'obligations sur le marché hors cote au Kenya.
·        Lighting Africa, un programme conjoint d'IFC et de la Banque Mondiale, mobilise le secteur privé afin de fournir un éclairage hors réseau sans risque, abordable et moderne aux communautés en Afrique ne bénéficiant pas d'un raccordement au réseau et dépendant des lampes à kérosène et autres alternatives coûteuses et polluantes. À la fin de l'exercice 2012, Lighting Africa avait fourni un éclairage plus propre et de meilleure qualité et un accès accru à l'électricité à 3,8 millions de consommateurs sur le continent. Pour de plus amples informations sur Lighting Africa, veuillez consulter le site : www.lightingafrica.org
·        En partenariat avec des institutions financières, IFC a fourni au dernier exercice des prêts en monnaie nationale au Rwanda et en Zambie, aidant les entreprises de ces pays à obtenir un financement de long terme tout en les protégeant du risque de change. IFC a également obtenu l'approbation du Ghana et de huit pays membres de l'Union Monétaire Ouest Africaine afin d'établir des programmes d'obligations en monnaie nationale afin de renforcer les marchés des capitaux domestiques et d'appuyer le développement du secteur privé dans la région.
·        IFC et le Fonds Afrique, Amérique latine et Caraïbes d'IFCont effectué une prise de participation au capital de la compagnie d'assurance basée au Maroc, Saham Finances, afin d'aider la compagnie à se développer dans d’autres régions d'Afrique, où la majorité des habitants ne bénéficient pas d'une assurance santé, vie et entreprise. IFC et le Fond ALAC d'IFC, géré par la filiale de gestion des actifs d'IFC, IFC Asset Management Company, ont investi l'équivalent de 90 millions d'euros en dirham marocain dans Saham Finances. L'investissement permettra à la compagnie d'élargir sa couverture en Afrique subsaharienne, où le pourcentage des assurés est l'un des plus faibles au monde.
·        IFC et le Fonds Afrique, Amérique latine et Caraïbes d'IFC ont investi 55 millions d'USD dans Armajaro Trading Limited, un fournisseur de produits agricoles de base, leader mondial, afin de favoriser l'approvisionnement éthique de cacao et de café. Le projet contribuera au développement de pratiques agricoles durables et à l'amélioration de la traçabilité au sein de ses chaînes agroalimentaires.
·        IFC a investi 200 millions d'USD dans le nouveau Mécanisme de financement des PME, la première plateforme mondiale de son genre à combiner financement des bailleurs et financement des institutions de développement internationales afin d'étendre les prêts aux petites entreprises sur les marchés émergents. Le ministère britannique du Développement international (DFID) est le premier bailleur du mécanisme, avec un investissement de 63 millions d'USD.  Le mécanisme soutiendra des projets à fort impact et aux profils de risque plus élevés, tels que ceux situés dans des régions touchées par des conflits en Afrique et en Asie du Sud, les entreprises détenues par des femmes, et celles engagées dans des activités ayant trait à l'énergie durable et au changement climatique. Il devrait financer environ 600 000 petites entreprises sur sa durée de vie de 10 ans. Le Mécanisme ciblera des projets en Ethiopie, au Ghana, au Kenya, au Liberia, au Malawi, au Mozambique, au Nigeria, au Rwanda, en Sierra Leone, au Sud-Soudan, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie.
Les programmes de services de conseil d'IFC au cours de l'exercice 2012 ont été soutenus par les gouvernements d'Autriche, de Belgique, du Canada, du Cap Vert, de Catalogne, du Danemark, de Finlande, de Flandres, de France, d'Islande, d'Israël, du Japan, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Norvège, du Portugal, d'Afrique du Sud, d'Espagne, de Suède, de Suisse, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et de Wallonie ainsi que par la Banque africaine de développement, la Banque autrichienne de développement, la Commission Européenne, la Banque islamique de développement et la MasterCard Foundation.
Afrique de l'Ouest et centrale
Electricité et énergie
·        IFC investit actuellement 60 millions d'USD en financement direct, et coordonne 138 millions d'USD en prêts syndiqués et parallèles destinés à la Kribi Power Development Companyau Cameroun afin d’appuyer le développement, la construction et l'exploitation d'une nouvelle centrale électrique au gaz naturel et d’une ligne de transmission qui renforcera un approvisionnement fiable en électricité et améliorera la sécurité énergétique au Cameroun. Le projet énergétique de Kribi sera mis en œuvre par un partenariat public-privé entre le gouvernement du cameroun et l'AES Corporation (Etats-Unis). Outre l'apport d'un financement direct à ce projet de 263 millions d'euros, IFC coordonne un financement supplémentaire de 138 millions d'USD de la Banque africaine de développement, la Banque européenne d'investissement, la  Société néerlandaise pour le financement du développement (FMO), la Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Economique (PROPARCO) et la Banque de Développement des États de l'Afrique Centrale (BDEAC).  
·        IFC a investi environ 20,8 millions d'USD dans Rialto Energy Limitedafin de soutenir l'expansion du travail d'exploration du pétrole et du gaz de la société en Côte d'Ivoire et de contribuer à fournir à l'avenir du gaz naturel au secteur énergétique du pays. Environ 10,8 millions d'USD pour le compte d'IFC et 10 millions d'USD ont été mobilisés par le biais du Fonds Afrique, Amérique latine et Caraïbes d'IFC, qui bénéficie d'engagements de divers fonds de pension et autres investisseurs institutionnels.
·        IFC accorde un prêt de 80 millions d'USD à Takoradi International Company (TICO), afin d’aider la société à développer sa centrale électrique au gaz de Takoradi 2 (« T2 ») au Ghana, permettant ainsi d’augmenter la production d'électricité dans le pays afin de stimuler la croissance économique. Parallèlement aux 80 millions d'USD, IFC fournira un prêt supplémentaire de 15 millions d'USD à TICO pour le compte du Programme canadien des services d'adaptation aux changements climatiques, pour lequel IFC joue le rôle de maître d'œuvre. Le Fonds de l'OPEP pour le développement international fournira 22,5 millions d'USD, et le solde du financement par emprunt de 330 millions d'USD sera fourni par un consortium d'institutions de financement du développement international, dirigé par le FMO.  
Mines
·        IFC investira un montant supplémentaire de 150 millions d'USD dans le projet de minerai de fer de Simandou, détenu à 95 % par Rio Tinto plc et à 5 % par IFC. Le projet est situé dans le Sud-est de la Guinée et constituera, à plein régime, le plus grand projet d'exploitation minière et commercial du pays, soutenant ainsi la croissance économique en Guinée pendant plusieurs décennies. Les taxes et redevances annuelles versées au gouvernement guinéen pourraient excéder un milliard d'USD par an, en fonction du cours du minerai de fer. Le projet emploiera directement 4 000 Guinéens. IFC soutient également un programme « acheter local » afin d'augmenter le recours à l'achat local par le projet dans ses chaînes d'approvisionnement.
Agroalimentaire
·        IFC a investi 14,3 millions d'USD dans Patisen, une compagnie de transformation alimentaire au Sénégal, afin de soutenir son expansion en Afrique de l'Ouest. Un objectif premier du travail d'IFC dans la région est de soutenir le secteur de l'agroalimentaire.
·        IFC a investi sept millions d'USD afin d'aider  Vegpro Group, une société kenyane,à développer une exploitation agricole de 1 070 ha au Ghana, marquant la première expansion de la société en dehors du pays. La nouvelle exploitation agricole permettra d'augmenter la production de légumes de Vegpro afin de répondre à la demande croissante des clients européens. Vegpro Group travaillera avec 800 petits exploitants agricoles au Ghana, leur fournissant pour la première fois un accès aux marchés internationaux.
Industrie manufacturière et services
·        IFC a investi 7,5 millions d'USD dans Nigeria Bel Impex Limited, une société de transformation du papier. Le projet devrait permettre d'augmenter la capacité de transformation des déchets papier au Nigeria et contribuer à combler le fossé entre l'offre et la demande de produits de papier tissu au Nigeria.
·        IFC a accordé un prêt de 5,45 millions d'USD à Alliance Estates Limited afin d'aider la compagnie à construire un hôtel trois étoiles de 132 chambres au Ghana qui permettra de répondre à la demande d'infrastructures commerciales dans le pays. L'hôtelProteaà Takoradi, au Ghana, emploiera plus de 100 personnes.  
Services financiers
·        IFC a accepté de partager le risque sur un portefeuille de PME avec la filiale locale de BNP-Paribas, la BICICI, à hauteur de 20 milliards de Francs CFA en nouveaux prêts aux PME (approximativement 38,6 millions d'USD) tout en développant la capacité de prêts aux PME de la banque par le biais de son programme phare AMSME (Programme de financement des micro-, petites et moyennes entreprises en Afrique).
Petites et moyennes entreprises
·        Le programme Business Edge d'IFC, qui propose une formation en gestion aux entrepreneurs, a été lancé en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad, et au Congo Brazzaville au cours du dernier exercice.
À propos d’IFC
IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement au service du secteur privé. Elle aide les pays en développement à atteindre une croissance durable en finançant des investissements, en mobilisant des capitaux sur les marchés financiers internationaux et en fournissant des services de conseil aux entreprises et aux pouvoirs publics. Au cours de l’exercice 12, IFC a porté ses investissements à un niveau record de plus de 20 milliards de dollars en exploitant les capacités du secteur privé pour créer des emplois, stimuler l’innovation et résoudre les problèmes de développement les plus pressants. Pour plus d’informations, se rendre sur le site www.ifc.org .
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